Structure actancielle et système des faits

Il y a plus de 2300 ans Aristote évoquait déjà le système des faits concernant les récits théatraux

« Toute histoire comporte un début, un milieu et une fin ». Cette structure ternaire, qu’on nomme parfois pompeusement schéma tri-actanciel, ne fonctionne réellement qu’à plusieurs conditions, relevant autant du talent que de la technique.

Précisons d’abord ce que doit contenir chacune des trois parties.

Le début, qu’on appelle aussi exposition, doit permettre au spectateur d’entrer dans le récit. Il doit découvrir où se passe l’histoire, quand, ce qui se passe (quoi) et surtout à qui cela arrive. L’installation du spectateur se fait par l’intermédiaire des personnages, des situations et des actions.

Le milieu, qu’on appelle aussi nœud mais que je préfère nommer Exploitation est en général la partie la plus longue du récit. Le protagoniste essaie d’atteindre son but à travers une succession d’épreuves. L’enchaînement des péripéties devrait construire une progression dramatique, c’est-à-dire que chaque nouveau problème, et chaque nouvelle action augmente la tension, et pousse les personnages à douter, prendre des risques, etc.

Le point culminant de la progression dramatique est le climax, moment clé d’extrême tension pendant lequel les actions les plus décisives ont lieu, pour un résultat irréversible.

Le dénouement montre le résultat. Il doit comporter une réponse dramatique : on doit savoir en quoi le protagoniste a résolu (ou pas) son problème, et si les épreuves l’ont transformé.

Tous les éléments installés doivent être connectés entre eux, et entrer en jeu dans l’exploitation et même dans la résolution. 

Dans le Kit de survie du scénariste, sont aussi développés :

– pourquoi et comment la caractérisation est-elle meilleure lorsqu’on installe du conflit,
– la nature de l’incident déclencheur et son fonctionnement,
– pourquoi il faut distinguer le récit de l’histoire,
– pourquoi les trois actes ne respectent pas forcément une chronologie séquentielle,
– comment et pourquoi on peut imbriquer des structures,
– l’analyse des éléments installés au début de Retour vers le futur… et leur exploitation,
– la notion d’unité d’action,
– l’exploitation et le milking,
– le topper et ses applications, comiques ou non,.

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© 2015 – Gildas Jaffrennou_

Les outils pour construire une
structure narrative solide sont dans 

Le Kit de survie du scénariste


Editions Lettmotif 

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