La suspension consentie de l’incrédulité
(Willing suspension of disbelief)

La Exemple de suspension consentie de l'incrédulité dans Blanche Neige introduit par il était une fois
Voilà un mécanisme fondamental qui joue dans absolument n’importe quel forme de récit et sans lequel, disons-le, le fait même de raconter une histoire serait tout simplement impossible.

L’expression est du poète Coleridge :

Dès que nous écoutons le commencement d’un récit, nous sommes prêts à accepter d’y croire quand bien même nous savons que ce n’est pas la réalité. Ces prémisses peuvent s’ancrer dans le monde réel, mais peuvent aussi poser un cadre de référence tout à fait différent. Par exemple :

Il était une fois dans une galaxie lointaine, très lointaine…

Il était une fois une jolie petite princesse nommée Blanche-Neige…

L’important n’est pas que le récit soit vrai.

Si par exemple votre protagoniste est un rat qui veut devenir chef-cuisinier, qu’il est capable de lire un livre et de reconnaître des parfums délicats, vous ne pourrez le faire accepter comme tel au spectateur qu’à deux conditions :

– le caractériser au plus tôt, pour poser comme allant de soi ses étonnantes qualités
– développer tout le reste du récit, ainsi que les personnages, en cohérence avec ces prémisses : son odorat, ainsi que le fait qu’il sache lire, devront avoir un impact dans la suite.

Les éléments donnés au tout début sont les plus importants, car ils posent les règles du jeu. Des règles que vous devez absolument vous astreindre à respecter pour entretenir l’implication des spectateurs. (…)

Un cas particulier : le twist (retournement), qui consiste à révéler tardivement au spectateur un ou plusieurs faits l’obligeant à complètement réinterpréter le récit qu’il suivait jusque-là.

 

Dans le Kit de survie du scénariste, sont expliqués :

– comment faire fonctionner un retournement (twist),
– ce qui distingue le vrai du vraisemblable,

– comment maintenir la suspension de l’incrédulité sur la durée d’un film ou même d’une série,
– pourquoi  les émotions des personnages sont essentielles,
– comment travailler la suspension de l’incrédulité avec des mondes complètement imaginaires,
– qu’est-ce qu’une impossibilité vraisemblable ?
– comment assumer un contre-pied volontaire ?
– pourquoi c’est instructif de voir un nanar de temps en temps.

© 2015 – Gildas Jaffrennou

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Comment faire du spectateur
votre complice actif et lui faire
accepter l’impossible, c’est dans

Le Kit de survie du scénariste


Editions Lettmotif 

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