La mise en forme du scénario

La forme n’est qu’apparence, mais il faut se faire à cette idée : les apparences ça compte. Si la forme n’est pas impeccable, vous risquez fort de limiter vos chances d’être produit, avant même qu’un producteur n’ait lu votre histoire.


Première qualité visible essentielle : l’orthographe.

Relisez-vous et faites-vous relire autant que nécessaire pour que votre scénario soit le plus engageant et agréable possible à lire. Les scénarios, comme les romans, ce sont des mots écris sur du papier, mais il faut tout faire pour que le lecteur n’y pense pas.

Un scénario comporte au moins trois parties : synopsis, continuité dialoguée et note d’intention. Il doit aussi comporter une page de titre avec vos coordonnées.

 

Le synopsis

C’est un résumé complet du récit, rédigé au présent de l’indicatif, donnant un aperçu succinct de tout ce qu’il contient : univers, personnages, enjeux, événements, rebondissements, climax, dénouement.

Le synopsis peut évoquer les pensées, les émotions et les raisonnements des personnages, si cela rend plus clair le récit.

La continuité dialoguée

C’est la partie la plus longue. Elle contient intégralité des scènes du récit dans l’ordre, sans numérotation.

La continuité dialoguée comporte trois types d’information.

– les intitulés mentionnent le numéro de chaque scène, la position de la caméra (intérieur ou extérieur), le moment (jour ou nuit).

– les didascalies décrivent en langage clair (non technique) ce que le spectateur voit et entend, quasiment en temps réel. Le texte est obligatoirement rédigé au présent de l’indicatif.

– les dialogues (facultatifs), issus des personnages dans le champ (IN), de sources hors-champ (OFF) ou ajoutés au montage (OVER). Les pensées de personnages et les voix de narration sont toujours des voix OVER, même si bien des scénaristes les confondent avec des voix OFF.

 

La note d’intention

L’endroit où vous pouvez utiliser le « Je », ainsi que tous les mots bannis de la didascalie.
Il s’agit ici d’expliquer votre démarche, et votre projet.

Un article sur ce site est consacré à la rédaction de la note intention.

 

Lire des scénarios existants.

Pour apprendre à écrire des scénarios, il est aussi important d’en lire. C’est seulement par la comparaison entre ce qui y est écrit et le résultat à l’écran que vous prendrez la pleine mesure des enjeux de ce type très particulier d’écriture.

Aux USA, les scénarios des films tournés sont mis en téléchargement gratuit sur Internet. Vous pourrez trouver assez facilement ceux des Dents de la mer, d’Avatar, ou de Vol au dessus d’un nid de Coucou. En France, rien de tel. A moins d’avoir des relations dans le milieu du cinéma, vous devrez vous tourner vers un éditeur spécialisé, comme Lettmotif, pour accéder à des scénarios sous forme imprimée.

 

Dans le Kit de survie du scénariste,  vous trouverez des explications très complètes assorties d’exemples pour comprendre :

– pourquoi il est important d’avoir un pitch clair ?
– quels pièges à éviter dans une didascalie ?
– quand doit-on changer d’intitulé ?
– comment indiquer les sons ?
– selon quelles conventions indique-t-on les effets spéciaux ?
– pourquoi faire passer une voix de OVER à IN et vive-versa ?
– comment écrire une narration en montage parallèle ?
– jusqu’où aller dans les descriptions des lieux et des personnages ?
– comment indiquer les effets de transitions entre les scènes ?
– qu’est-ce qu’une note de réalisation et qu’y mettre ?

 

 

© 2015 – Gildas Jaffrennou _ _

Tout sur la mise en forme d’un scénario dans
Le Kit de survie du scénariste


Editions Lettmotif 

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