Ironie dramatique,
suspense et quiproquos

Ironie dramatique, suspens et quiproquos

Obtenir la participation émotionnelle de ses lecteurs ou de ses spectateurs est une des clés du succès pour tout auteur. Au delà du spectacle, vous devez lui offrir des émotions : l’espoir, le doute, la peur, l’angoisse, la frustration, le rire, la colère, le soulagement, le contentement…

Pour obtenir toutes ces émotions, l’ironie dramatique est l’outil-maître.

Cela consiste tout simplement à informer le spectateur d’une chose qu’un ou plusieurs personnages ignorent, puis à jouer du décalage entre ce qu’il sait et que les personnages ne savent pas, jusqu’au moment ou enfin la vérité éclate. Autrement dit, une ironie dramatique doit être installée, pour pouvoir être exploitée avant d’être résolue. C’est par ce mécanisme qu’on installe du suspense, des gags, de la peur, ou des quiproquos. On peut le faire fonctionner à l’échelle d’une scène, d’une suite de scènes, sur plusieurs scènes dispersées, et dans certains cas il peut même sous-tendre toute une intrigue sur la durée d’un récit.

L’ironies dramatique à l’échelle d’une histoire entière :
[les exemples ci-dessous sont en bande dessinée, dans le Kit de survie du scénariste, vous ne trouverez que des exemples cinéma].

Dans Le Cadeau de César (Albert Uderzo & René Goscinny – 1974),  le légionnaire Roméomontaigus, alcoolique notoire, reçoit comme cadeau pour sa retraite un charmant village gaulois. Nous savons dès le début que c’est le village d’Astérix, et que ce cadeau va causer des soucis à tous ceux qui voudront le revendiquer.
Plus localement, l’ironie peut concerner seulement une partie de l’œuvre.
Dans Z comme Zorglub (André Franquin – 1960),  nous voyons Fantasio subir un traitement qui doit le transformer en zorglhomme. Nous comprenons vite qu’il a gardé sur lui le système de protection inventé par le comte de Champignac, et qu’il fait semblant d’être un zorglhomme, mais Zorglub ne s’en aperçoit que trop tard.

Pour que ça marche, toute ironie dramatique doit faire une ou plusieurs victimes. La révélation constitue une scène obligatoire . Si vous le l’écrivez pas, vous allez frustrer votre lecteur/spectateur.

Dans le Kit de survie du scénariste, vous découvrirez :

– des exemples d’ironies dramatiques enchaînées tout au long d’un récit,
– comment faire du milking avec des quiproquos,
– comment utiliser l’ironie dramatique pour créer des effets comiques,
– comment l’utiliser pour créer une intense tension dramatique,
– ce que l’on risque si on omet la résolution,
– dans quels cas il est pertinent de ne pas résoudre une ironie dramatique.

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© 2015 – Gildas Jaffrennou

Les explications complètes sur l’usage
de l’ironie dramatique sont  dans

Le Kit de survie du scénariste


Editions Lettmotif _

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